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Comme chaque année, le SNLA-FO sera à vos côtés lors des festivals.
En Avignon, vous pourrez nous joindre au 06 86 62 39 42.
Comme tous les salariés, les artistes veulent du travail...
Comme tous les salariés, les artistes ont des droits
Comme tous les salariés, les artistes sont attachés à leurs conventions collectives
Tout au long de l'année, les syndicats SFA-CGT et SNLA-FO ont appelé les artistes à se mobiliser, aux côtés des techniciens et personnels administratifs du spectacle. Comme dans tous les secteurs professionnels, l'emploi se raréfie.
La réforme des collectivités territoriales, la suppression de la taxe professionnelle vont encore aggraver la situation : ce sera le règne de l'arbitraire selon que les collectivités territoriales ne pourront ou ne voudront pas compenser le désengagement de l'Etat : c'est la fin programmée des compagnies. Au « Conseil de la création artistique », présidé par N. Sarkozy et son ami M. Karmitz s'ajoute le récent projet de décret plaçant les aides au projet et pluriannuelles sous la coupe des Préfets de région. C'est la disparition des DRAC, services déconcentrés de l'Etat. Comme la sidérurgie, l'agriculture hier, l'industrie aujourd'hui, les moyens dont les artistes ont besoin disparaissent.
La renégociation de nos conventions collectives est l'occasion pour nos employeurs d'imposer aux artistes des reculs conséquents en matière de salaires conventionnels. Dans le secteur privé, le projet de convention collective unique menace les acquis actuels des conventions collectives des « Théâtres privés », « Tournées », « Chanson, jazz et variétés ».
En ce qui concerne l'assurance-chômage, nombreux sont ceux qui ont perdu leurs droits aux annexes 8 & 10, prouvant ainsi l'iniquité des accords signés entre le Medef, la CFDT, la CGC et la CFTC en 2003 et 2006, mais révélant également que les contrats sont de plus en plus rares et courts.
La réforme des retraites envisagée par le gouvernement va également toucher les artistes. Alors qu'aujourd'hui il faut 1722 euros de revenus pour valider un trimestre, si l'on passe de 160 à 180 trimestres validés pour bénéficier d'une retraite à taux plein, quel artiste pourra encore prétendre à une retraite demain ?
Pour compenser les centaines de milliards donnés aux banques ou aux quelques « happy few » du bouclier fiscal, la gouvernement exige de nouvelles coupes dans toutes les dépenses publiques et accélère la RGPP. Les artistes sont touchés de plein fouet. Les engagements publics en faveur de l'emploi artistique, notamment ceux pris en mars 2003 1 ne sont pas tenus. Les projets de nouveaux cahiers des charges des établissements publics ne parlent quasiment pas d'emploi artistique !
C'est pourquoi, les syndicats SFA-CGT et SNLA-FO appellent les artistes
à se mobiliser cet été le 15 juillet en Avignon
à 14h30 Place du Palais des Papes
- pour le respect des engagements publics en faveur de l'emploi artistique
- pour le respect des conventions collectives et salaires conventionnels
- pour la préservation et l'amélioration de notre régime spécifique d'assurance chômage
- contre les désengagements en premier lieu de l'Etat mais également des collectivités territoriales en matière de financement de la création artistique
- pour le retrait du projet de loi gouvernemental de réforme des retraites
1-« Accord entre toutes les parties concernées par le protocole d'accord conclu le 26 mai 2003 en présence du ministère de la Culture et de la Communication relatif au volume d'emploi et à la durée des contrats des artistes interprètes dans les CDN ». Cet accord a été intégré à la convention collective des entreprises artistiques et culturelles en novembre 2003 et étendu par le ministère du Travail en juin 2004.
NON à tout nouvel allongement de la durée de cotisation pour bénéficier d'une retraite à taux plein
NON au report de l'âge légal de départ à la retraite
Le Conseil national du SNLA-FO a étudié le "document d'orientation sur la réforme des retraites" adressé par le gouvernement aux organisations syndicales. Ce document est la base de la "concertation" en cours. Il préfigure le projet de loi qui sera présenté d'ici à la fin du mois.
Que contient ce « document d'orientation" ?
p.8 : " le gouvernement fera de l'augmentation de la durée d'activité le socle d'une réponse durable et juste au déséquilibre des régimes de retraite " .
"Augmenter la durée d'activité", alors que 2 salariés sur 3 qui partent aujourd'hui à la retraite sont au chômage ?!
p.8 toujours : " cette augmentation de la durée d'activité peut être obtenue en agissant sur plusieurs leviers. Premier levier : l'augmentation de la durée de cotisation pour bénéficier d'une retraite à taux plein ". Nous y voilà : "augmenter la durée de cotisation". Mais comme 2 salariés sur 3 qui partent à la retraite ne sont déjà plus en activité, augmenter la durée de cotisation du 3 ème suffira-t-il à résoudre le prétendu "problème de financement des retraites"? Le principal objectif est donc de réduire encore nos retraites !
p.9 : " L'assuré conserverait la faculté de liquider sa pension à 60 ans, mais celle-ci serait fortement réduite, quelle que soit sa durée d'assurance, par rapport à l'assuré qui différerait sa liquidation au-delà de 60 ans ".
NON à toute nouvelle décote. Retour à 37 annuités ½ de cotisation pour tous pour une retraite à taux plein
Selon une récente étude (1) , plus un salarié part tôt à la retraite, plus il vit longtemps :
Un salarié qui part à 55 ans à la retraite vit en moyenne jusqu'à 83 ans ;
Un salarié qui part à 60 ans à la retraite vit en moyenne jusqu'à 76 ans ;
Un salarié qui part à 65 ans à la retraite vit en moyenne jusqu'à 67 ans.
Autrement dit, quand le gouvernement et le Medef veulent un report de l'âge légal de départ à la retraite au-delà de 65 ans et un nouvel allongement de la durée de cotisation, ils proposent de mourir au travail ! Alors que le gouvernement, avec Parisot (Medef) et Chérèque (Cfdt) nous parlent de "pénibilité", ce sont eux qui en 2007 ont remis en cause les régimes spéciaux de retraites qui justement en tiennent compte.
NON il n'y a pas de problème de financement,
ARRET des exonérations qui ne servent qu'aux licenciements et aux délocalisations !
De toutes parts, jusque dans les rangs syndicaux, en l'occurrence ceux de la CFDT, on prétend qu'il y a un problème de financement des retraites. Le Conseil national du SNLA-FO réfute cette affirmation. Pour le SNLA-FO, la défense des retraites s'inscrit dans la défense des acquis sociaux et de la justice sociale. Comme pour les annexes 8 & 10 de la convention nationale d'assurance-chômage ou l'assurance-maladie, que les patrons paient l'intégralité de nos salaires, qu'on arrête les licenciements, qu'on mène une vraie politique publique en faveur de l'emploi, qu'on augmente les salaires, que l'Etat compense les périodes chômées, celles des salariés intermittents par exemple, et la sécurité sociale aura de quoi payer toutes les retraites dès 60 ans, à taux plein, après 37 annuités et demie de cotisations. C'est pourquoi, sur ces revendications, qui ne sont pas celles de la CFDT par exemple, le SNLA-FO appelle tous les artistes à faire
Grève le 15 juin prochain et à manifester à 11h00
RDV Angle Place de la République, rue Léon Jouhaux - PARIS - Métro: République
(1)_Etude menée récemment aux USA auprès, notamment, de salariés de Boeing