Message d'erreur

Notice : Only variables should be passed by reference dans fancy_login_page_alter() (ligne 109 dans /var/aegir/platforms/bricelo_7.60.2/sites/www.snla-fo.com/modules/contrib/fancy_login/fancy_login.module).

Intervention de Franck Guilbert (SNLA-FO) : Contrairement à ce qui a été dit ce matin, il y a bien une responsabilité des employeurs à l’égard de la précarité. Dire que « ni les salariés ni les employeurs ne sont responsables de la précarité » est danger

Intervention de Franck Guilbert (SNLA-FO) :

Contrairement à ce qui a été dit ce matin, il y a bien une responsabilité des employeurs à l’égard de la précarité. Dire que « ni les salariés ni les employeurs ne sont responsables de la précarité » est dangereux. Nier la responsabilité des employeurs alors qu’il y a lien de subordination, c’est nier notre statut de salarié.

Or nous y sommes attachés. Nous ne sommes pas des « précaires » ; nous sommes des salariés. Dès lors, nous devons être payés pour tout notre travail. Je suis d’accord avec Françoise Chazaud : « pas de langue de bois » ici. Je dirai donc que le premier problème auquel les salariés-intermittents sont confrontés est :  toutes nos heures de travail ne sont pas payées. Pour les jeunes, c’est pire encore. Au nom de la « visibilité », les jeunes travaillent de plus en plus gratuitement. Le fait est que les spectacles ont lieu, qu’il y a de plus en plus de films réalisés, et pourtant jamais les salariés du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel n’ont été aussi précaires. Les « résidences », cela n’existent pas dans les conventions collectives. Cette dénomination est en réalité un apport en industrie d’un organisateur, qui n’a pas les moyens de garantir le paiement des répétitions au travers de contrats de coproduction avec un réel cofinancement. Depuis 2005, depuis la renégociation des conventions collectives de nos secteurs, tous les outils juridiques, réglementaires, conventionnels existent pour que nos droits de salariés soient pleinement respectés, dans tous les secteurs. Alors où est le problème ? La plupart des compagnies, animées par des artistes, compagnies qui sont en réalité une externalisation de la création et de la production ne contournent pas délibérément la législation du travail. A part quelques exceptions, elles font ce qu’elles peuvent. Il y a bien un problème de financement.

Selon un rapport récent commandé par Madame la Ministre de la culture et Monsieur Sapin lors de ses précédentes fonctions, on apprend que les secteurs de la création, de la culture en général dégagent 58 milliards de la valeur ajoutée. C’est plus même que le secteur des assurances et je ne dis pas cela pour polémiquer avec le MEDEF. Alors où est l’argent ? L’inquiétude qui saisit actuellement la profession est l’expression d’une exaspération face à une précarité sans précédent. Cette précarité ne devrait pas exister. L’argent existe. Il faut régler ce problème.

X
Saisissez votre nom d'utilisateur pour Le S.N.L.A.
Saisissez le mot de passe correspondant à votre nom d'utilisateur.
En cours de chargement