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Intervention du SNLA-FO lors du Comité départemental annuel Force Ouvrière de Paris

Intervention du SNLA-FO lors du Comité départemental annuel Force Ouvrière de Paris

 

Chers camarades,

Je vous apporte le salut fraternel du Syndicat National Libre des Artistes Force Ouvrière, et particulièrement des camarades de Paris.

Le SNLA a participé à toutes les manifestations à l’appel de l’Union départementale et de l’URIF qui, avec l’URIF CGT, qui ont relayé les appels unitaires des confédérations avec les étudiants et lycéens et leurs syndicats pour le retrait de la Loi travail puis pour son abrogation. Pendant des mois, nous avons expliqué et nous avons appelé les collègues à manifester et à faire grève. Comme dans tous les secteurs, cette loi travail aura des conséquences graves sur nos droits. Déjà, la chambre patronale des théâtres publics s’empresse d’organiser des réunions pour mettre en œuvre les nouvelles dispositions de la loi travail et en premier lieu, la prévalence sur la convention collective nationale des accords d’entreprise. En 2010 lors de la renégociation de la convention, cette même chambre patronale s’était déjà catégoriquement opposée à inscrire le caractère impératif de la Convention nationale. Dans un contexte économique d’asphyxie des établissements, les acquis actuels des salariés permanents ne survivront pas aux accords d’entreprise. Quand aux salariés intermittents, de plus en plus de techniciens et tous les artistes le sont, nos droits n’existent que parce qu’il y a une convention collective nationale et le Code du travail. Prenons l’exemple du droit de vote lors des élections en entreprise, il nous est nié, la plupart du temps. Il s’agit pourtant d’un droit fondamental de salarié.

Et justement, ce salariat même est remis en cause. Ô certes pas par l’abrogation trop visible de la présomption de salariat dont nous bénéficions depuis 1969, mais au moment même où nous nous battions pour le retrait de la Loi travail, une autre Loi passait, celle mal nommée « Liberté de création, architecture et patrimoine ». Eh bien, cette loi étend indéfiniment les possibilités désormais légales de recours aux amateurs ou prétendus tels, en tout cas bénévoles, jusqu’au cœur des institutions publiques. À  Paris même nous assistons au scandale de la Philarmonie de Paris qui emploie sur la plupart de ses spectacles des choristes non rémunérés  par dizaines; le Palais de Tokyo, lui, organise des expositions avec des « interventions » pour lesquelles les artistes professionnels doivent accepter de travailler comme auto-entrepreneur. En toute illégalité certes mais le contexte actuel le favorise. À la demande de collègues, les camarades du Syndicat National des Musiciens ont d’ailleurs saisi, avec notre soutien,   l’Inspection du travail. Les patrons des Théâtres privés ne sont pas en reste puisqu’ils viennent d’obtenir de quelques syndicats bien complaisants un avenant où le metteur en scène sera désormais rémunéré en Droit d’auteur les soirs où on exigera de lui d’être présent lors de la représentation. Il ne s’agit pas d’une rémunération en tant qu’auteur de sa mise en scène avant même de la réaliser, mais de son suivi, en chair et en os : il devrait donc être payé en salaire. La liste est longue des attaques de notre statut de salarié. Je pourrais ajouter le déni depuis juin de notre droit à la formation professionnelle par la suspension de facto des commissions paritaires sous prétexte de la mise en œuvre de la nouvelle loi, un énième désossage de la convention collective des artistes interprètes engagés pour les émissions de télévision, jusqu’à notre indemnisation chômage, qui, à la grande satisfaction de la Coordination des Intermittents et Précaires d’Ile de France mais aussi d’organisations syndicales, n’est plus négociée dans le cadre interprofessionnel mais à part, dans le carcan d’une enveloppe fermée. Autant d’attaques dénoncées dans les flyers que notre fédération a réalisés pour les élections dans les TPE du spectacle, de l’audiovisuel et du cinéma ; flyers à votre disposition.

Il y a aussi les lieux qui ferment, nos outils de travail. À Paris, ce sont le TEP avenue Gambetta, Confluences Bd de Charonne, le XXème théâtre, la Maison de l’Europe et de  l’Orient ; les lieux qui sont menacés comme l’illustre Théâtre Ouvert à Blanche… Nous sommes sur le coup en permanence et aidons les collègues confrontés à ces menaces voire à ces fermetures. Notre camarade élu à la Commission exécutive fera lors d’une prochaine réunion un état des lieux très précis de ces menaces, conséquences du reniement du service public de la Mairie de Paris, pour que l’Union départementale puisse pleinement jouer son rôle, comme elle l’avait fait, avec succès, en défense du Théâtre Paris Villette.

Malgré tout, dans des conditions de plus en plus difficiles, les collègues résistent. Le syndicat se bat, avec l’aide de sa fédération, et l’aide sans faille de l’Union départementale, de Gabriel et de tous les camarades. Il se construit, notamment parmi la nouvelle génération.  Nous venons d’avoir notre Assemblée générale. De nombreux camarades y ont participé. Comme toujours, la discussion y a été chaleureuse et constructive. Nous avons défini nos revendications pour la prochaine période.
De nouveaux camarades ont rejoint la direction du syndicat. De nouveaux camarades ont accepté de prendre des mandats pour se battre face aux patrons et à l’Etat.
Nous sommes confiants car nous sommes là et nous sommes confédérés.
Nous sommes confiants car quand il y a grève, sur des revendications précises,
à l’appel des syndicats FO et CGT comme à la Poste dans le 13ème arrondissement récemment, les salariés font reculer les patrons.

Vive le syndicalisme Libre et indépendant Force Ouvrière, Vive l’Union départementale Force Ouvrière de Paris !

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