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Les artistes chassés des CDN ; les syndicats d’artistes mis en accusation

Les artistes chassés des CDN ; les syndicats d’artistes mis en accusation

Le bureau national SNLA-FO réuni le 12 janvier a pris connaissance du communiqué du 9 Janvier 2016 du SYNDEAC en réaction au procès en cours sur le non respect par 16 Centres Dramatiques Nationaux de l’accord de 2003 sur le volume d’emploi des artistes interprètes dans les CDN.

Le SNLA-FO regrette la tonalité antisyndicale adoptée par le SYNDEAC ; cette tonalité est d’autant plus déplacée qu’elle rejoint les discours actuels les plus dangereux pour la démocratie, dont la représentation sociale fait partie. Nous appelons donc les directeurs à la même vigilance comme chef d’entreprise dans le dialogue social que comme artiste chargé de corriger les hommes en les divertissant. (Molière)

Pourquoi prétendre que les syndicats, dont le SNLA-FO, refusent de discuter, alors que nous tentons vainement de le faire depuis des années dans le cadre de la commission de suivi à l’accord de juin 2003 ? Concernant la procédure judiciaire en cours, pourquoi prétendre que les syndicats, dont le SNLA-FO, refuseraient le dialogue alors qu’aucune proposition concrète ne leur a été faite par le SYNDEAC, ni par aucun des CDN concernés ?

Le SYNDEAC invoque les 8,5 millions qui sont demandés aux CDN concernés à titre rétroactif du fait du non respect de l’accord pour les années 2013 et 2014. En l’occurrence, le SNLA-FO et sa fédération la FASAP-FO ne demandent aucune condamnation pour le passé des CDN eux-mêmes, mais une astreinte par jour de retard dans l’application de l‘accord, à compter du 30e jour à partir du jugement alors même que l’accord n’est pas exécuté depuis plusieurs années... Les nouveaux directeurs et directrices ne seraient donc pas impactés par les situations précédentes. Néanmoins, le SNLA-FO est en droit de s’interroger sur l’ignorance de certains directeurs de l’accord de 2003 et de ses conséquences ; ont-ils bien lu leur cahier des charges ?

Le SNLA-FO est habilité à défendre les intérêts des professions qu’il représente.

N’en déplaise au SYNDEAC, qui prétend parler au nom non seulement des établissements mais également des artistes, dans la tradition corporatiste antisyndicale remise au goût du jour par la Loi Travail, le SNLA-FO est le deuxième syndicat national représentatif des artistes en France et à ce titre, conformément au Code du Travail, est habilité à défendre les intérêts des professions qu’il représente.

Les CDN ont été construit autour d’artistes réunis en Troupe.

Les CDN ont été construit autour d’artistes réunis en Troupe. Et puis ces artistes ont été chassés et ont « disparu » des CDN. Le protocole d’accord de 1975 qui garantissait encore l’emploi permanent des artistes dans les CDN a été remplacé par celui de 2003. Le SYNDEAC et de nombreux CDN n’ont jamais respecté le protocole de 75 pas plus qu’ils ne respectent l’accord de 2003.

Le SYNDEAC le considère obsolète, comme il considérait obsolète en son temps celui de 1975. Ce qui lui semble obsolète c’est d’évidence toute obligation qui lui est faite de garantir l’emploi des artistes. Pour le SNLA-FO, cette obligation est inhérente aux missions de service public des CDN. La précarité de milliers d’artistes interprètes atteint de tels sommets, que les CDN devraient bien au contraire montrer l’exemple.

L’accord de novembre 2003 affaiblissait déjà le protocole de 1975 sur le volume d’emploi des artistesinterprètes pour, selon le SYNDEAC, tenir compte des « réalités budgétaires » de l’époque : il a été « acté » que le volume d’emploi artistique atteigne au moins 25 % du nombre d’heures travaillées par les personnels administratifs et techniques avec une moyenne sur trois ans.

Est-ce trop demander que dans un théâtre, 1/4 du budget (hors frais de structure) soit consacré à l’emploi artistique ? Doit-on se résigner à l’absence totale d’emploi d’artistes dramatiques permanents face à l’explosion des services administratifs et de communication ? Doit-on accepter que les derniers dispositifs de soutien favorisent encore ces catégories d’emploi, déséquilibrant encore le régime de l’intermittence ?

Le SNLA-FO, syndicat Force Ouvrière, est disponible pour toute discussion mais à la condition qu’il s’agisse de garantir l’emploi des artistes dans les institutions publiques que sont les CDN. Ces discussions ne peuvent être engagées sous les menaces de licenciements, de réduction de l’accueil des compagnies et des co-productions, voire de « LOCK OUT » d’établissements rappelées ci-dessus du SYNDEAC et des CDN concernés mais dans un véritable dialogue, sincère, public, où nos demandes devront être entendues.

 

Paris, le 16 janvier 2017

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