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L'action du SNLA FO en faveur de l'emploi en 2010

Le bureau national communique

 

 

Selon la dernière étude du ministère de la culture, il ressort que, depuis 2004 le nombre d'artistes et de techniciens du spectacle vivant en activité a diminué de 5%.

 

- Malgré nos revendications répétées et les incitations à l'embauche en CDI, l'emploi intermittent est devenu majoritaire non seulement dans le spectacle vivant mais aussi dans l'audiovisuel: dans ce secteur, les salariés en CDI ne représenteraient plus que 36% des effectifs.

 

- Pour ce qui est de l'emploi artistique, le spectacle vivant "fournit" 85% du volume d'emploi des artistes et 34% pour les techniciens.

 

- Dans l'audiovisuel, le volume d'emploi artistique chute de 29 % en 1987 à 15% en 2006 et passe de 85 à 66 % pour les techniciens dans la même période

 

Le rapport note également la constante dégradation du volume d'emploi et de la rémunération des artistes au cours des 20 dernières années.

 

Il se félicite en revanche, d'une situation soit disant stabilisée depuis 2000: pourtant aujourd'hui un artiste travaille en moyenne 42 jours par an pour un salaire moyen mensuel de 791 euros soit moitié moins qu'un technicien, qui travaille 80 jours/an en moyenne pour un salaire de 1333 mensuels.

 

Il y a aujourd'hui 40% d'artistes et techniciens (non cdi) non indemnisés au titre des annexes 8 et 10. Selon le Ministère les fonds provisoires puis transitoires, chargés de - dixit - " pallier les effets de la réforme de 2003 "ont permis de réintégrer 80% des salariés dans l'assurance chômage. Le Ministère omet de préciser que ces fonds n'existent plus depuis Avril 2008 !

 

 

          Par ailleurs et contrairement à l'analyse du Syndeac, le rapport de branche 2009 des entreprises artistiques et culturelles, montre que l'emploi artistique dit "subventionné" n'est pas majoritaire en regard des postes administratifs (35% d'artistes contre 40% d'administratif ).

 

Qui plus est cet emploi artistique est soutenu très majoritairement par les "compagnies", quand les scènes nationales, les scènes conventionnées, les CDN et autres structures institutionnelles, ne consacrent au maximum (les CDN) que 15% de leur masse salariale à l'emploi artistique. Dans les structures relevant du champ de cette convention et à l'exception des musiciens, il n'y quasiment aucun emploi artistique permanent.

 

 

 

Ces études confirment ce que nous ne cessons de dire depuis des années:  dans les professions du spectacle, la priorité n'est jamais donnée à l'emploi artistique, ni en volume d'emploi ni en salaire. Pourtant selon toute évidence, l'emploi artistique est le coeur de notre secteur. 

 

On ne peut pas laisser les compagnies, structures les moins subventionnées devenir au mieux  la sous-traitance de grosses entreprises culturelles qui ne remplissent pas leurs obligations en terme d'emploi artistique.

 

On ne peut pas se satisfaire que  le théâtre privé porte  l'emploi artistique  des comédiens avec les disparités que l'on connait dans ce secteur.

 

 

Ce n'est pas plus une question de "conseil de la création" ou d'autre invention des gouvernements pour laisser leur marque dans le secteur culturel, il s'agit par exemple, d'obliger le respect de l'accord sur la politique contractuelle dans le spectacle vivant, et le maintien de la close de requalification des CDD dans l'audiovisuel. Nous revendiquons le retour d'un accord sur le volume d'emploi garanti des artistes dans l'audiovisuel, le rétablissement des troupes permanentes au sein des institutions artistiques et culturelles.

 

 Il s'agit de consacrer les moyens qu'i faut à l'emploi artistique plutôt que d'attaquer  constamment les compagnies qui, de fait, portent l'emploi et d'améliorer les conditions de travail et de rémunération des artistes.

 

 

Il ne s'agit pas d'opposer les salariés des différents catégories, il s'agit de rééquilibrer les postes dans les entreprises et institutions du secteur.

 

Il est temps que les artistes reprennent en main leurs métiers avec l'aide de leurs organisations syndicales, imposent des quotas d'emploi artistiques permanents et intermittents, des augmentations de salaires, une redevance internet dont une part (+ de 80 millions d'euros) servirait à abonder l'action artistique.

 

Le bureau national, le 15 mars 2010

 

 

références:

- tendances de l'emploi dans le spectacle (département des études, de la prospective et des statistiques) Janvier 2010

- rapport annuel de branche 2009 des entreprises artistiques et culturelles.

 

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