FNAS :
L'élection de nos représentants au Conseil de gestion à l'Assemblée générale du FNAS du 25 juin
Déclaration du SNLA-FO relative aux résultats des élections des représentants du collège « salariés intermittents »
Aux 508 collègues qui ont voté pour les candidats présentés
par le SNLA-FO et le SNM-FO aux élections : MERCI POUR VOTRE CONFIANCE
Les récentes élections par correspondance pour l'AG 2007 du FNAS (Article III.3.3 de la convention collective des entreprises artistiques et culturelles), ont dans le collège « intermittents » marqué une nouvelle progression des suffrages portés sur les candidats, artistes-interprètes, présentés par le Syndicat National Libre des Artistes Force Ouvrière, le Syndicat National des Musiciens Force Ouvrière et soutenus par la FASAP-FO.
Cette progression, marque d'une confiance accrue, est un encouragement dans le combat sans relâche que les représentants des deux syndicats d'artistes-interprètes Force Ouvrière mènent pour la défense de nos droits d'artistes salariés : le droit à une indemnisation chômage assumant pleinement sa mission, celle d'assurer au salarié privé d'emploi une indemnité en remplacement d'un salaire non perçu. Pour le SNLA-FO, comme pour la FASAP-FO, les annexes 8 & 10 au moins telles qu'elles existaient jusqu'en 2003 remplissaient cette mission. Jusqu'aux accords scélérats Medef-CFDT-CFTC-CGC de juin et novembre 2003, les annexes 8 & 10 c'était :
- l'ouverture des droits à 365 jours d'indemnisation pour 507 heures travaillées sur douze mois
- l'indemnisation de chaque jour chômé
- une indemnité journalière calculée selon un pourcentage d'au moins 31,3% des salaires perçus au cours de la période de référence auquel s'ajoute à une part fixe d'au moins 15 euros
- la prise en compte de tous les arrêts maladie et accidents du travail quelle qu'en soit la durée ainsi que des congés de maternité selon la règle de 5,6 heures pour chaque jour indemnisé par la sécurité sociale
- l'équivalence à 12 heures de travail pour chaque cachet jusqu'à quatre consécutifs avec le même employeur
- la prise en compte jusqu'à 336 heures de formation reçue
- l'application de l'accord national numéro 1 (ancienne délibération 4 permettant la prise en compte d'heures effectuées au régime général)
- l'abrogation du PARE et du décret du 2 août 2005 instaurant sanctions et exclusion contre tous les demandeurs d'emploi
- la suppression du doublement des cotisations chômage appliqué au seul secteur du spectacle, du cinéma et de l'audiovisuel et l'annulation de toutes les exonérations dont bénéficie le Medef et ses adhérents aux dépens des caisses sociales.
- le retour des techniciens de théâtre dans l'annexe 10, l'annexe 8 étant réservée aux techniciens de l'audiovisuel et du cinéma.
Avant et depuis 2003, nombreux sont ceux qui ont dénigré nos annexes, leurs conditions d'accès et leur indemnisation. Pour certains « elles coûtaient trop cher », quand pour d'autres « elles étaient pourries ». Pourtant jusqu'en décembre 2002, elles permettaient à plus de 60 000 artistes-interprètes de vivre de leur travail et de leurs droits. En trois ans, plus de la moitié d'entre nous ont été exclus de toute indemnisation par l'UNEDIC (ARE), ne devant leur « salut » qu'au « fonds transitoire ». Déjà, le nouveau Chef de l'Etat dénonce une situation où « il n'est pas normal que les contribuables paient pour les intermittents », sans retirer l'agrément au nouvel accord scélérat du 2 mars 2007 (issu du protocole UNEDIC du 18 avril 2006 ), seul moyen pour permettre la réouverture de véritables négociations dans le cadre de l'UNEDIC. Cette déclaration annonce-t-elle la disparition, avant même 2008, du « fonds transitoire » ?
La confiance accrue manifestée à l'égard des artistes-interprètes représentant les syndicats d'artistes-interprètes FO est également un encouragement dans la difficile situation créée par le plan Larcher de restructuration et fusion de nos conventions collectives. De vingt actuelles, on devrait passer à huit. Les « négociations » ouvertes depuis bientôt deux ans sont l'occasion pour les chambres patronales de remettre en cause tous nos acquis actuellement garantis par les conventions en vigueur. Des acquis, nos acquis, simples et vitaux, sont menacés :
- le CDD d'usage et donc le statut de salarié-intermittent
- le droit pour ceux qui le souhaitent à être requalifiés en CDI
- la rémunération au cachet et au service remplacée par la mise en place de prétendus « Contrat à durée indéterminée » (CDI intermittent), qui ne sont que des contrats de travail à temps partiel annualisé, sans droit au chômage pour les périodes réellement chômées (projet de "convention collective des prestataires techniques au service de la création et de l'événement") dont dépendraient les artistes-interprètes travaillant dans le secteur du doublage
- le droit au maintien intégral du salaire en cas de maladie (nouvelle "convention collective de la production audiovisuelle")
- notre propriété inaliénable concernant la réutilisation de nos prestations enregistrées et leur rémunération basée sur un pourcentage du cachet initial (« toilettage » de la convention collective des artistes-interprètes engagés pour les émissions de télévision et projet de convention collective des éditions phonographiques)
- ET MÊME LE DROIT DE GRÈVE (convention collective des artistes-interprètes engagés pour les émissions de télévision)
Avec les accords UNEDIC Medef-CFDT et le plan Larcher, c'est tout l'édifice conquis depuis des décennies par la profession et ses organisations syndicales et notre statut même de salariés qui sont menacés.
Comment ne pas y voir l'application de l'arrêt du 15 juin 2006 de la Cour européenne de justice qui condamne la France pour sa loi de 1969 de présomption de salariat des artistes-interprètes ?
LES ARTISTES, COMME TOUS LES SALARIÉS, N'ACCEPTENT PAS LA REMISE EN CAUSE DE LEURS DROITS.
C'EST POURQUOI NOUS APPELONS LES ARTISTES À PARTICIPER AU RASSEMBLEMENT DE TOUS LES SYNDICATS FO DE PARIS AVEC L'UNION DÉPARTEMENTALE FO PARIS LE MERCREDI 6 JUIN À PARTIR DE 14h30 PLACE SAINT- FRANÇOIS-XAVIER (M° : Saint-François-Xavier) POUR
- le maintien des régimes spéciaux de retraite par répartition
- le retour à 37,5 annuités de cotisations pour une retraite à taux plein
- le respect du droit inaliénable à la grève et à l'organisation syndicale
- la défense du service public dont font partie les théâtres publics
- la défense du CDI et du CDD d'usage
- le rétablissement des annexes 8 & 10 au moins telles qu'elles existaient jusqu'en 2003
**********************
Elections au FNAS :
Les bulletins de vote doivent arriver avant le 14 mai pour élire vos représentants à la prochaine assemblée générale
élective qui se tiendra
le 25 juin 2007
Les élections au conseil de gestion ont lieu tous les deux ans
MERCI à tous les collègues qui font confiance
aux candidats FO
La profession de foi des cadidats Force Ouvrière
La liste de nos candidats
Modalités de vote des deux premiers collèges (intermittents et structures de moins de 10 salariés)