Syndicat confédéré, le SNLA-FO condamne ce statut que d’aucun verra comme une «opportunité». En mettant chaque travailleur en concurrence, il est un danger pour les salaires et les Droits collectifs.
Si officiellement les « artistes du spectacle soumis au régime général de la sécurité sociale et bénéficiant de la présomption de salariat ne peuvent au cas général avoir accès au régime d’auto-entrepreneur pour l’exercice de leur métier », il est aussi stipulé qu’un « artiste [qui] exerce son activité dans des conditions qui impliquent son inscription au régime du commerce, peut utiliser le régime de l’auto-entrepreneuriat pour l’exercice de cette activité indépendante ».
Quelles sont les activités dans le spectacle qui relèveraient d’une inscription au régime du commerce ? Seraient-ce par exemple le cas des cours et des ateliers, dans un contexte où ceux-ci ne sont plus pris en compte depuis 2003 dans les 507h ?
En outre, si il y a un « cas général », quels sont les « cas particuliers » ?
C’est donc insidieusement que ce statut « d’auto-entrepreneur » va remettre en cause l’activité salariée de l’« artiste du spectacle » qui pour beaucoup, n’est pas seulement faite aujourd’hui de création mais également d’« activités connexes », lesquelles pourraient désormais relever du « statut d’auto-entrepreneur ». C’est pourquoi le SNLA-FO et sa fédération ont lors du CNPS du 12 novembre dernier, demandé le retrait du projet de circulaire qui le met en place.
Pour la défense du statut de salarié des artistes interprètes en France
Pour la défense du Code du travail et des conventions collectives
Pour le rétablissement des annexes 8 & 10, au moins telles que nous les
connaissions jusqu’en 2003
Pour la défense de la formation professionnelle continue
Pour une «indemnité compensatoire» sous la forme d’une redevance
pour nous garantir une rémunération de l’utilisation illicite de nos prestations sur Internet
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