NON à la précarité, un vrai contrat avec un vrai salaire pour tous

Pas touche au CDI et au CDD d'usage

Pas touche au Code du travail, aux conventions collectives

NON au plan Larcher

Rétablissement des annexes 8 & 10 au moins telles qu'elles étaient jusqu'au 30.12.03

 Professionnels du spectacle, nous avons été nombreux à répondre à l'appel à tous les salariés à la grève interprofessionnelle de la Confédération Force Ouvrière: le 28 mars, de nombreux théâtres étaient en grève, à travers toute la France. L'exaspération de la profession est d'autant plus grande que le Medef se livre à un véritable pillage de nos cotisations chômage, avec ses propositions scandaleuses du 8 mars dernier. A un tel point scandaleuses que même les syndicats du secteur de la CGC et de la CFDT les condamnent.
Par deux fois la réunion Unedic – annexes 8 & 10 - dite de « vérification technique et de signature » a été repoussée. Et pourquoi de véritables négociations n'auraient elles pas lieu ?
De quel droit le Medef s'arroge-t-il le droit de négocier ou pas ? Aucune des revendications des deux organisations représentatives des salariés du secteur, à elles deux très majoritaires aux élections professionnelles, n'a été satisfaite.

De quel droit le gouvernement coupe-t-il l'herbe sous le pied des négociateurs en agréant en pleine période de négociation la prorogation de l'accord de 2003 ?

La précarité des CPE-CNE, nous la connaissons déjà depuis quelques années avec le CDI "intermittents" (CDII), signé par les représentants patronaux du secteur (Syndeac) et la CFDT (dans la convention collective des entreprises artistiques et culturelles). Nous la connaissons avec les faux CDI dit « d'émission » que veulent imposer les patrons de l'audiovisuel, privé et public. Nous la connaissons avec l'accord Michel, que le SNLA-FO et d'autres syndicats du secteur ont combattu, et qui a permis le recours systématique au CDD d'usage, en lieu et place de véritables CDI., particulièrement dans l'audiovisuel. Résultat ? Des milliers de salariés du Cinéma, de l'Audiovisuel et du Spectacle vivant de plus en plus précaires, et dont la moyenne de revenu pour les artistes, salariés intermittents, ne dépassait pas en 2003 1,1% du SMIC.

La précarité du CNE nous la vivons avec l'application depuis 2 ans et demi de l'accord scélérat Medef- CFDT du 26 juin 2003 , au terme duquel, près de 50% d'entre nous, salariés intermittents, ont été exclus de toute indemnisation chômage entre deux contrats de travail. Et ce n'est pas la Proposition de projet de loi (PPL) présentée par le « Comité de suivi » qui nous rétablira dans nos droits. Si elle était adoptée, cette proposition de Loi ne rétablirait que la période de référence à douze mois et la durée d'indemnisation sur douze mois, sans autre précision quand, en échange, un autre financement que la solidarité interprofessionnelle serait instauré. L'article 2 de la PPL préconise le financement de l'article 1 par une taxe additionnelle sur les assurances automobile et incendie (Art. 1001 du Code général des Impôts). Quel rapport cela a-t-il avec la solidarité interprofessionnelle ? Une fois de plus, voici réapparaître ce que le SNLA-FO et une majorité de professionnels ont toujours combattu : une caisse autonome.

Assez de la précarité: les artistes comme tous les salariés ont droit à vivre de leur travail et de leurs droits !

Face à l'exigence du Medef d'une précarité et d'une flexibilité toujours accrue, face au pillage des organismes de solidarité interprofessionnelle auquel il se livre, face à l'entêtement du gouvernement à ne pas écouter l'exigence unanime de millions de jeunes et de salariés que cesse la précarité, y a-t-il une autre solution que le grève générale ?

Contre la précarité, le plan Larcher: pour un vrai travail avec un vrai salaire pour tous

Pour la défense du CDI et du CDD d'usage

Pour la défense du Code du travail et des conventions collectives

Pour le rétablissement des annexes 8 & 10 au moins telles qu'elles existaient jusqu'au 30 décembre 2003 , la réouverture de véritable négociations

Pour la défense du droit d'auteur, de la rémunération équitable, de la copie privée et de la gestion collective

Pour le rétablissement de l'aide aux Compagnies, l'augmentation des subventions et l'interdiction des délocalisations

Notre prochaine assemblée publique d'information à Paris se tiendra en septembre
à la Bourse du Travail, 3 rue du Château d'Eau (métro: République).

 

Pour défendre mes droits : j'adhère au Syndicat National Libre des Artistes Force Ouvrière


Rappel du communiqué du 3 avril 06:

Assez de la précarité, retrait des CPE-CNE
Défense du CDI, du CDD d’usage, du Code du travail
et des conventions collectives

Rétablissement des annexes 8 & 10,
au moins telles qu’elles existaient jusqu’en décembre 2003.
Non au « fonds de professionnalisation » :
machine à reconvertir des milliers d’artistes !


Le 28 mars, des millions de lycéens, d’étudiants et de salariés étaient en grève et ont manifesté pour le retrait du CPE, du CNE, contre la précarité. Nous étions à leurs cotés. Les artistes, avec leurs collègues techniciens et administratifs des Théâtres de la Colline, de l’Opéra National de Paris-Bastille, de St Etienne, de Paris-Villette, des Cies dans toute la France ont fait grève pour le retrait des CPE-CNE, contre la précarité.

La précarité ? Plus de 20 000 d’entre nous la connaissent depuis que Medef, UPA, CGPME et CFDT, CFTC, CGC ont détruit en juin 2003 nos annexes 8 & 10 à la convention générale d’assurance chômage de l’Unedic ! Nous l'avons redit le 30 mars !

Pendant des décennies, grâce aux annexes 8 & 10, artistes et techniciens, salariés-intermittents, nous avons pu vivre correctement de notre travail et de nos droits, garantis par la solidarité interprofessionnelle.
Le 7 avril prochain, le Medef, déjà et à nouveau soutenu par la CFDT, la CFTC, le gouvernement tentera d’imposer de nouvelles conditions d’accès et d’indemnisation chômage aux salariés intermittents. A cela s’ajoute le « fonds de professionnalisation » annoncé par R. Donnedieu de Vabres, véritable « aumône » aux artistes ( 30 euros par jour pendant 2 à 6 mois, une fois pour 5 ans, pour les exclus du régime des annexes Unedic !) en échange d’une reconversion forcée.

Au moment où des millions de jeunes, de salariés, après l’avoir exprimé par les urnes l’expriment aujourd’hui par la grève et les manifestations pour que cesse la précarité ; comment pourrait-on accepter qu’aux conditions scélérates d’indemnisation, en application depuis le 31 décembre 2003, s’ajoutent une carence mensuelle d’indemnisation de 7 à 9 jours et l’instauration d’une période de référence et d’un nombre d’heures travaillées qui seraient « à la carte » ?

C’est maintenant, c’est tout de suite, que les annexes 8 & 10 doivent être rétablies !

le mardi 4 avril 2006
Pour Paris, le rendez-vous est fixé dès 13h30
Place de la République, angle de l'avenue de la République, sous les ballons de l'UD FO 75,
pour un départ à 14h30 vers la place d'Italie

Pour :
- le retrait des CPE-CNE
- nos annexes 8 et 10
, c'est à dire :
- une indemnité journalière de remplacement et non de complément : chaque jour non travaillé doit être indemnisé
- 365 jours indemnisés pour 507 heures travaillées sur une période de référence de 12 mois
- l’instauration d’une filière permettant la prise en compte des « accidents de carrière » comme c’était le cas jusqu’en 1992
- le calcul de l’indemnité sur la seule base des salaires perçus soit au minimum 31,3% x SJR + une part fixe d’au moins 15 €, sans dégressivité ni plafonnement mensuel (salaire+indemnités)
- l’équivalence de 12 heures travaillées pour chaque cachet
- la prise en compte selon la règle de 6 h équivalent travaillées par jour indemnisé par la sécurité sociale au titre d'un accident du travail, d'un arrêt maladie ou d'un congé maternité, qu'il intervienne pendant une période sous contrat de travail, ou hors contrat
- la prise en compte des heures de formation : jusqu'à 336 des heures de formation reçue et 55 heures des heures de formation donnée, par période de référence
 - Non au plan Larcher, OUI aux CDD d'usage, aux annexes 8 & 10 et aux véritables CDI

 


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Retrait du CNE, Pas touche au CDI et au CDD d'usage

Pas touche au Code du travail, aux conventions collectives

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Rétablissement des annexes 8 & 10 au moins telles qu'elles étaient jusqu'au 30 décembre 03

 

Professionnels du spectacle, nous avons été nombreux à répondre à l'appel à tous les salariés à la grève interprofessionnelle de la Confédération Force Ouvrière: le 28 mars, de nombreux théâtres étaient en grève, à travers toute la France. L'exaspération de la profession est d'autant plus grande que le Medef se livre à un véritable pillage de nos cotisations chômage, avec ses propositions scandaleuses du 8 mars dernier. A un tel point scandaleuses que même les syndicats du secteur de la CGC et de la CFDT les condamnent. Par deux fois la réunion Unedic – annexes 8 & 10 - dite de « vérification technique et de signature » a été repoussée. Et pourquoi de véritables négociations n'auraient elles pas lieu ? De quel droit le Medef s'arroge-t-il le droit de négocier ou pas ? Aucune des revendications des deux organisations représentatives des salariés du secteur, à elles deux très majoritaires aux élections professionnelles, n'a été satisfaite.

De quel droit le gouvernement coupe-t-il l'herbe sous le pied des négociateurs en agréant en pleine période de négociation dans le cadre d'une instance paritaire la prorogation de l'accord de 2003 ?

La précarité des CPE-CNE, nous la connaissons déjà depuis quelques années avec le CDI "intermittents" (CDII), signé par les représentants patronaux du secteur (Syndeac) et la CFDT (dans la convention collective des entreprises artistiques et culturelles). Nous la connaissons avec les faux CDI dit « d'émission » que veulent imposer les patrons de l'audiovisuel, privé et public. Nous la connaissons avec l'accord Michel, que le SNLA-FO et d'autres syndicats du secteur ont combattu, et qui a permis le recours systématique au CDD d'usage, en lieu et place de véritables CDI, particulièrement dans l'audiovisuel. Résultat ? Des milliers de salariés du Cinéma, de l'Audiovisuel et du Spectacle vivant de plus en plus précaires, et dont la moyenne de revenu pour les artistes, salariés intermittents, ne dépassait pas en 2003 1,1% du SMIC.

La précarité du CNE nous la vivons avec l'application depuis 2 ans et demi de l'accord scélérat Medef-CFDT du 26 juin 2003, au terme duquel, près de 50% d'entre nous, salariés intermittents, ont été exclus de toute indemnisation chômage entre deux contrats de travail. Et ce n'est pas la Proposition de projet de loi (PPL) présentée par le « Comité de suivi » qui nous rétablira dans nos droits. Si elle était adoptée, cette proposition de Loi ne rétablirait que la période de référence à douze mois et la durée d'indemnisation sur douze mois, sans autre précision quand, en échange, un autre financement que la solidarité interprofessionnelle serait instauré alors que nous continuons dûment à cotiser à l'Unedic. L'article 2 de la PPL préconise le financement de l'article 1 par une taxe additionnelle sur les assurances automobile et incendie (Art. 1001 du Code général des Impôts). Quel rapport cela a-t-il avec la solidarité interprofessionnelle ? Une fois de plus, voici réapparaître ce que le SNLA-FO et une majorité de professionnels ont toujours combattu : une caisse autonome .

Assez de la précarité:

les artistes comme tous les salariés ont droit à vivre de leur travail et de leurs droits !

 

Face à l'exigence du Medef d'une précarité et d'une flexibilité toujours accrue, face au pillage des organismes de solidarité interprofessionnelle auquel il se livre, face à la transposition des directives européennes de « nouvelles formes d'emploi », seule l'unité la plus large sur des revendications claires, comme pour le retrait du CPE peut nous faire gagner.

Contre la précarité, pour le retrait du CNE.

Non au plan Larcher: pour un vrai travail avec un vrai salaire pour tous

Pour la défense du CDI et du CDD d'usage

Pour la défense du Code du travail et des conventions collectives

Pour le rétablissement des annexes 8 & 10 au moins telles qu'elles existaient jusqu'au 30 décembre 2003 , la réouverture de véritable négociations

Pour la défense du droit d'auteur, de la rémunération équitable, de la copie privée et de la gestion collective

Pour le rétablissement de l'aide aux Compagnies, l'augmentation des subventions et l'interdiction des délocalisations

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