Assez de la précarité, retrait des CPE-CNE
Défense du CDI, du CDD d’usage, du Code du travail
et des conventions collectives
Rétablissement des annexes 8 & 10,
au moins telles qu’elles existaient jusqu’en décembre 2003.
Non au « fonds de professionnalisation » :
machine à reconvertir des milliers d’artistes !

Le 28 mars, des millions de lycéens, d’étudiants et de salariés étaient en grève et ont manifesté pour le retrait du CPE, du CNE, contre la précarité. Nous étions à leurs cotés. Les artistes, avec leurs collègues techniciens et administratifs des Théâtres de la Colline, de l’Opéra National de Paris-Bastille, de St Etienne, de Paris-Villette, des Cies dans toute la France ont fait grève pour le retrait des CPE-CNE, contre la précarité.
La précarité ? Plus de 20 000 d’entre nous la connaissent depuis que Medef, UPA, CGPME et CFDT, CFTC, CGC ont détruit en juin 2003 nos annexes 8 & 10 à la convention générale d’assurance chômage de l’Unedic ! Nous l'avons redit le 30 mars !
Pendant des décennies, grâce aux annexes 8 & 10, artistes et techniciens, salariés-intermittents, nous avons pu vivre correctement de notre travail et de nos droits, garantis par la solidarité interprofessionnelle.
Le 7 avril prochain, le Medef, déjà et à nouveau soutenu par la CFDT, la CFTC, le gouvernement tentera d’imposer de nouvelles conditions d’accès et d’indemnisation chômage aux salariés intermittents. A cela s’ajoute le « fonds de professionnalisation » annoncé par R. Donnedieu de Vabres, véritable « aumône » aux artistes ( 30 euros par jour pendant 2 à 6 mois, une fois pour 5 ans, pour les exclus du régime des annexes Unedic !) en échange d’une reconversion forcée.
Au moment où des millions de jeunes, de salariés, après l’avoir exprimé par les urnes l’expriment aujourd’hui par la grève et les manifestations pour que cesse la précarité ; comment pourrait-on accepter qu’aux conditions scélérates d’indemnisation, en application depuis le 31 décembre 2003, s’ajoutent une carence mensuelle d’indemnisation de 7 à 9 jours et l’instauration d’une période de référence et d’un nombre d’heures travaillées qui seraient « à la carte » ?
C’est maintenant, c’est tout de suite, que les annexes 8 & 10 doivent être rétablies !
le mardi 4 avril 2006
Pour Paris, le rendez-vous est fixé dès 13h30
Place de la République, angle de l'avenue de la République, sous les ballons de l'UD FO 75,
pour un départ à 14h30 vers la place d'Italie
Pour :
- le retrait des CPE-CNE
- nos annexes 8 et 10, c'est à dire :
- une indemnité journalière de remplacement et non de complément : chaque jour non travaillé doit être indemnisé
- 365 jours indemnisés pour 507 heures travaillées sur une période de référence de 12 mois
- l’instauration d’une filière permettant la prise en compte des « accidents de carrière » comme c’était le cas jusqu’en 1992
- le calcul de l’indemnité sur la seule base des salaires perçus soit au minimum 31,3% x SJR + une part fixe d’au moins 15 €, sans dégressivité ni plafonnement mensuel (salaire+indemnités)
- l’équivalence de 12 heures travaillées pour chaque cachet
- la prise en compte selon la règle de 6 h équivalent travaillées par jour indemnisé par la sécurité sociale au titre d'un accident du travail, d'un arrêt maladie ou d'un congé maternité, qu'il intervienne pendant une période sous contrat de travail, ou hors contrat
- la prise en compte des heures de formation : jusqu'à 336 des heures de formation reçue et 55 heures des heures de formation donnée, par période de référence
- Non au plan Larcher, OUI aux CDD d'usage, aux annexes 8 & 10 et aux véritables CDI