Chers
camarades, chers amis,
Vous y étiez ou le savez, une assemblée de
notre syndicat se tenait le 1er septembre 2003 à
la Bourse du travail à notre initiative, conjointement
avec le Syndicat National des Musiciens (SNM-FO) et la FASAP-FO.
Première décision
importante de cette assemblée : celle-ci se tiendra
désormais l
e 1er lundi de chaque mois, à
19h, Bourse du travail,
métro République. A vos agendas ….
Deuxième décision
: appeler à manifester le 4 septembre
à l’occasion du prochain Conseil National des
professions du spectacle – organisme consultatif-
(communiqué ci-joint)
Troisième décision
: rendre compte de la discussion, riche, libre et très
diverse à laquelle ont participé les 27 artistes
dramatiques, chorégraphiques et musiciens présents.

Extrait de la discussion
"Aujourd’hui, nous sommes 22 participants.
Demain il y aura deux cent personnes à l’assemblée
organisée par la Coordination IDF. C’est un
problème.
Avant le 26 juin, tout le monde se satisfaisait des Annexes
8 & 10, telles qu’elles existaient. Aujourd’hui
cela apparaît dérisoire à certains de
continuer à défendre ces Annexes.
Pour les coordinations, les syndicats apparaissent comme
des ennemis. J’ai l’impression que d’être
syndiqué, ce n’est plus ce qu’il y a
d’important."
J’estime pour ma part, que nous sommes nombreux
aujourd’hui. Les coordinations se sont engouffrées
dans le vide laissé par le principal syndicat : la
CGT. Dans un premier temps, la coordination IDF était
moins ouvertement anti-syndicale que maintenant, disposant
même d’une commission de relations avec les
syndicats. Qu’est-ce que c’est que ce mouvement interprofessionnel permanent dont on nous rebat les
oreilles à longueur de temps ?
Le vote des salariés
à Avignon a été remarquable : assemblées
souveraines, votes à bulletins secrets."
"En 92, les salariés syndiqués CGT
et FO et les non-syndiqués ont pu s’exprimer
ensemble, démocratiquement. A Lussas, j’ai
constaté que les coordinations prenaient une forme
d’organisations néo-poujadistes. Il y a une
confusion entre l’action politique et l’action
syndicale. Concernant la régionalisation, force est
de constater que la seule région qui n’ait
pas fait grève est la Bretagne, avec ses organisations
nationalistes."
"Il y a une différence entre les comités
de grève et les coordinations permanentes.
Elles demandent à revoir le mode de financement de
l’assurance chômage.
Ne faut-il pas sortir un texte de façon un peu didactique
sur ce que sont les coordinations ?"
"Je suis un artiste dramatique, c’est mon
métier.
Je revendique l’indépendance syndicale. Ces
coordinations se dressent contre les organisations syndicales.
Avec l’annulation des festivals, j’ai tout perdu.
Je suis dans une situation matérielle personnelle
dramatique. Aujourd’hui, je suis pour une grève
générale, si elle est totale, si les théâtres
privés, tous les plateaux de tournage, la synchro et
la télé se mettent en grève ; sinon,
non."
"Il faudrait revenir sur le problème de l’abattement
social. Celui-ci est tout bénéfice pour les
patrons alors qu’il nous dessert. Pour ma part, je
suis prêt à toucher un net légèrement
inférieur, si pour les ASSEDIC, la sécu, la
retraite, j’ai 25 % de plus ! "
"A la dernière réunion du SYNDEAC,
Marc Slipper a annoncé l’organisation par la
CGT de leurs propres "assises de la culture".
Je remercie ici le secrétaire général
du SNLA-FO pour avoir défendu nos métiers
lors de cette réunion. J’aimerais bien savoir
comment Aillagon compte-t-il sortir "les faux intermittents" du régime, comment compte-t-il régler
la question des "permittents"."
" Je n’ai pas honte de dire que je représente pour ma part un déficit
de 6 153 euros, au titre du prétendu déficit
de l’assurance chômage, Annexes 8 & 10, ramené à chacun.
Quoi qu’il en soit, je revendique ces 6 153 euros. C’est
un choix de société."
"La méfiance à l’égard
des syndicats n’est pas l'exclusivité du Spectacle. La
presse n’a cessé de considérer l’intermittence
comme s’il s’agissait d’une nouvelle profession.
Elle a fait (en plus!) l’opposition entre "intermittents" et "professionnels".
Or 591 professions
sont concernées par l’accord du 26 juin. La
grève concerne tout le monde. Pourtant le gouvernement
n’en a rien à foutre."
"Oui il y a eu une propagande antisyndicale mais
qui n’est pas partagée par la majorité
des collègues. Dans beaucoup de festivals les syndicats
étaient absents, la presse s’en est fait l’écho
par ex. au festival d’Aurillac. Nous devons être
avec les collègues et nous répartir les tâches
d’informations auprès de nos collègues.
Il y a eu une autre intoxication : les annulations de festivals
décidées par leurs responsables ont été
confondues avec les grèves décidées
par les professionnels eux mêmes."
"Il ne faut pas faire la confusion entre intermittents
et précaires. Pour ma part, je ne me sens pas précaire.
Je suis salariée intermittente et je bénéficie
de règles particulières d’indemnisation
chômage. Comme syndicat confédéré,
nous ne revendiquons pas l’intermittence pour tous,
mais (au contraire) pour les autres secteurs professionnels : le CDI !"
" Moi, je suis musicienne, sous contrat permanent.
Les intermittents dans les orchestres sont perdus. Ils attendent
des infos précises à propos de l’accord
du 26 juin, de ce qu’il contient, de ses conséquences,
et de ce qu’on peut faire."
"Je propose de retranscrire ce débat, sa
richesse, car le projet de communiqué c’est
un peu toujours la même chose."
"Les critères établis permettant
l’accès aux droits étaient une sorte
de sélection au sein de nos professions."
"Je propose qu’on établisse d’urgence
le contact avec les camarades de FO travaillant aux
ASSEDIC, pour préciser les conséquences de
l’accord du 26 juin et de la grève."
"Je propose l’établissement d’un
document simple qui reprenne des questions aussi essentielles
que : "Qu’est-ce qu’un syndicat, comment
fonctionne t-il, pourquoi se syndiquer dans un syndicat
confédéré ?"
"Je suis d’accord avec la proposition d’un
document, récapitulatif très clair comparant
nos Annexes avant et après le 26 juin 03.
Le 4 septembre, il y aura la réunion du Conseil supérieur
des professions du spectacle et la manifestation.
Les forums organisés par la CGT ressembleront aux
tables rondes de Raffarin.
La coordination, aidée par la CGT a eu comme fonction
d’éviter que se reproduise ce qui s’est
passé en 92 à l’Odéon, c’est-à- dire, l’AG souveraine, avec les organisations
syndicales.
La proposition d’une réunion chaque mois :
Ok, c’est intéressant pour les camarades et
leur entourage professionnel."
"Je vais demander à Aillagon qu’il s’engage
sous trois mois à mettre en œuvre les dispositions
permettant l’application des règles du Code
du travail dans le secteur du doublage. Il ne faut pas qu’on
lâche sur les revendications."