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Résolution concernant la formation professionnelle continue
L'AG du 23 septembre 2006 rappelle que les « réformes et travaux » engagés concernant la formation permanente sont issues de :
la mise en place du « schéma licence-master-doctorat (dit LMD ou 3-5-8) » de la déclaration de Bologne concernant l'enseignement supérieur au plan européen
« Seules les universités peuvent être habilitées à délivrer la licence, qui constitue le premier niveau du schéma de Bologne. » (Extrait de DMDTS Ministère de la Culture et de la Communication. Avril/mai 2005. L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR DANS LE DOMAINE DU SPECTACLE VIVANT )
la « loi du 4 mai 2004 sur la formation tout au long de la vie » , « qui a renforcé le rôle des partenaires sociaux dans l'analyse prospective des métiers et de qualifications, sur la base d'un accord interprofessionnel »
la « loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales »
La situation est complexe au regard de l'intervention dans ce domaine, il apparaît que ces lois bouleversent, et à terme remettent en cause, la formation initiale, supérieure et continue.
Le gouvernement et nos patrons veulent redéfinir nos métiers pour rendre les salariés « polyvalents ». Pour les artistes interprètes, cela signifie devenir des animateurs par exemple (permettant aussi en conséquence la remise en cause de cette profession, pourvue d'une convention collective, où le ministre demande que les étudiants des écoles supérieures — « stages en entreprises » obligent — aillent « transmettre leur art » dans les écoles.
Il s'agit de la défense de nos métiers spécifiques — et de notre travail.
Notre intervention dans le domaine de la formation doit continuer de défendre les principes établis par la loi de 1977.
Le cadre même de co-gestion prévisionnelle de l'emploi assigné à la CPNEF-SV menace notre indépendance syndicale.
Un syndicat de salariés ne peut pas s'engager dans cette voie. Ce n'est pas le rôle des syndicats d'adapter la formation à « l'offre ».
Il s'agit aussi de préserver un patrimoine vivant.
La commission formation du SNLA-FO organisera le travail de réflexion et d'analyse. Tous les camarades représentant notre syndicat aux diverses instances de la formation professionnelle doivent, avec l'aide du bureau, alimenter cette commission.
Sur la formation initiale, L'assemblée générale décide de solliciter les jeunes collègues qui nous ont rejoints, tout frais sortis de leur cursus personnel, pour témoigner de leurs conditions d'étude.
Des groupes de travail, observatoires, réflexions diverses se concluent par la nécessité de toujours plus de réunions, nomenclatures, tableaux, listages et autres. Ces travaux ne concernent plus seulement le plan national mais se mettent également en place au plan régional, oeuvrent à la mise en place d' « Observatoires » des « bassins d'emplois ». Il paraîtrait que ces observatoires vont permettre de répondre à « l'offre d'emploi ».
Le chômage n'est pas une bonne raison pour supprimer des formations spécialisées ! (Cf. la formation des perruquiers : « Il ne fallait pas entraîner des gens dans une profession où l'emploi va manquer ». )
Le SNLA-FO refuse de laisser mourir ou détruire des métiers qui sont partie intégrante de l'expression artistique.
Qui peut juger de l'avenir des formes artistiques, des moyens pour ces formes ?
L'AG rappelle que le SNLA-FO s'oppose et continuera de s'opposer à toute tentative de destruction des conservatoires, quel que soit le motif invoqué, de « pédagogie désuète » ou de « manque de débouchés », ainsi que des écoles supérieures.
L'AG dénonce le plan « ambition réussite » qui instaure des « parcours » et « projets pédagogiques » et supprime les programmes nationaux.
L'AG dénonce la remise en cause de l'enseignement du français et de tous les enseignements fondamentaux par l'intempestive « intervention artistique extérieure » introduite dans les classes au nom de l'apprentissage de « pratiques artistiques », au nom de la « discrimination positive ».
Adopté à l'unanimité