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Ci-dessous une dépêche AFP reprenant la réaction de Jean-Claude Mailly, lors de l'émission de Guillaume Durand sur Radio Classique.
Amicalement,
Yves VEYRIER
Secrétaire Confédéral Communication - OIT
Retraites : les propositions du COR pour 2050 sont là pour "faire peur" (FO)
14/04/2010 10h03 - SOCIAL-RETRAITES-SÉCU-GOUVERNEMENT-SYNDICATS -
Monde (FRS) - AFP
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> PARIS, 14 avril 2010 (AFP) - "Faire des propositions pour 2050, ce n'est pas
sérieux, c'est Nostradamus", a estimé mercredi Jean-Claude Mailly pour
qui les prévisions du Conseil d'orientation des retraites (COR) sont
destinées à "faire peur aux gens et vont servir à la propagande
gouvernementale".
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> En estimant le besoin de financement annuel du système de retraite à l'horizon
2050 dans une fourchette de 72 à 115 milliards, le COR "fait comme
si on ne va rien changer dans la répartition des richesses et de la
fiscalité", a expliqué le secrétaire général de FO sur Radio Classique.
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> Ces chiffres ont été rendus publics mardi, au lendemain du lancement de la
concertation sur les retraites entre partenaires sociaux et
gouvernement.
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> A partir de ces prévisions qui "se situent dans la logique de réduction des
déficits du gouvernement, vous arrivez à des solutions dégradées, et sans
parler de 2050, vous faites peur aux gens", a ajouté M. Mailly, qui ne se
sent "pas du tout engagé" par ces projections.
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> "Personne n'est capable de faire des prévisions à 50 ans. Deux ans avant la
crise on ne savait pas qu'il allait y avoir la crise, il va y avoir huit
présidentielles d'ici là, on se calme, on peut régler le problème", a ajouté
M. Mailly.
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> Pour arriver à ces chiffres "le COR est obligé de prendre quelques critères
sur l'emploi, la croissance les gains de productivité, mais en gardant la
même répartition des richesses", a-t-il dénoncé.
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> "Depuis des années on nous dit toujours les mêmes choses: +baisser les
pensions, augmenter les cotisations ce n'est pas possible, il ne reste que le
critère de l'âge+", a-t-il regretté.
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> "Je ne vois pas au nom de quoi, parce que l'espérance de vie augmente, on
devrait obligatoirement travailler davantage", a estimé le leader de FO
qui rappelle que "l'espérance de vie en bonne santé est estimée à 63 ans".
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RETRAITES : 40 ans c'est déjà TROP !
Contre toute nouvelle « réforme » des retraites
Face à la chute drastique de l'emploi artistique à laquelle viennent s'ajouter les effets désastreux des accords Unedic de 2003 et 2006, face à tous les contrats à temps partiels ou aidés, aux incitations au régime d'auto-entrepreneur, ainsi qu'en raison des exonérations de toutes sortes, comment nos régimes ne seraient-ils pas en difficulté, vidés de leurs cotisations, notre salaire différé ?
D'ores et déjà, nombreux sont les artistes qui doivent continuer à travailler pour survivre, au delà de la « liquidation » de leur retraite. Mais demain si le nombre de trimestres augmente encore, qui pourra bénéficier d'une retraite à taux plein ? Faudra-t-il accepter le report de l'âge de la retraite ? Est-ce juste ? NON !
Nous refusons les arguments du gouvernement qui présentent nos régimes de retraite comme structurellement « déficitaires », balance défavorable actifs-retraités, allongement de l'espérance de vie, etc.
Nous refusons les « solutions » du Medef : nouvel allongement de la durée de cotisations pour bénéficier d'une retraite à taux plein, report de l'âge légal de départ à la retraite, voire instauration d'une retraite individualisée par point.
Ces exigences s'ajoutent aux mesures déjà prises en 1995 et 2003 : 41 annuités et demie de cotisations dans le public comme dans le privé pour bénéficier aujourd'hui d'une retraite à taux plein, quand jusqu'en 1993, cette durée était de 37,5 annuités pour tous, « possibilité » de travailler jusqu'à 70 ans...
Les solutions existent sans toucher au système actuel :
-- un million d'emploi de plus c'est 3 milliards d'euros de cotisations vieillesse en plus,
-- une hausse des cotisations d'un point c'est encore 4 milliards de plus.
On reste dans la solidarité interprofessionnelle, et on maintient les droits sociaux.
Nous revendiquons le droit à une retraite décente financée par la solidarité interprofessionnelle, même si nos parcours professionnels d'artistes, avec leurs périodes chômées, nous limitent souvent aux minima sociaux.
Nous réaffirmons notre attachement au régime de retraite par répartition et à la solidarité interprofessionnelle.
Nous soutenons la Confédération Générale du Travail Force Ouvrière dans son
-- refus de tout report du droit à la retraite à 60 ans,
-- refus de tout allongement de la durée de cotisations et
-- refus de toute remise en cause du statut général de la fonction publique et du Code des pensions,
-- exigence d'un taux de remplacement de haut niveau (75% du salaire moyen),
-- exigence d'une revalorisation des retraites indexées sur les salaires,
-- exigence d'une meilleure prise en charge des rémunérations accessoires.
Le Conseil national du SNLA-FO, réuni le 2 mars 2010 se prononce
-- contre toute nouvelle « réforme » des retraites
-- pour le retour aux 37,5 annuités de cotisations pour tous pour bénéficier d'une retraite à taux plein
-- pour un appel de Force Ouvrière à la mobilisation la plus large et la plus unitaire contre toute « nouvelle réforme » et pour la satisfaction de ces revendications
-- contre toute « discussion » avec le Medef et le gouvernement sur d'autres bases.
Le Conseil national, le 2 mars 2010
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IRPS Audiens 2009 : lire
Le SNLA-FO remercie les 3 463 artistes qui lui ont fait confiance, ainsi qu'au SNM-FO, en votant en 2009 pour leur liste et leur profession de foi aux élections à l'IRPS AUDIENS

Les élections à AUDIENS et la situation en cette
rentrée.
Vous êtes 2 400 à avoir voté pour
la liste « artistes » du Syndicat National
Libre des Artistes FO et du Syndicat National des
Musiciens FO, lors des élections à notre
caisse de retraite complémentaire, ex-CAPRICAS,
intégrée actuellement à AUDIENS.
Vous avez élu Jean-Luc Bernard, Roland Timsit,
Fernand Guiot, Hélène Lequeux et Michel
Sidoroff.
Le SNLA-FO vous remercie de votre confiance.
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Vous êtes 2400, comédiens,
musiciens, metteurs en scène, artistes de cirque,
à avoir choisi la liste Force Ouvrière,
dans une situation où, le moins que l’on
puisse dire, les positions et les actions de FO ne
bénéficient pas d’une particulière
attention de la presse… Ce choix a un sens,
dans les conditions d’un vote par correspondance,
marqué par une participation de 20% des inscrits,
les jeunes artistes étant peu informés
de la signification de ces élections. Il a
même un sens très fort, dans la mesure
où, d’après les informations qui
nous parviennent, un certain nombre d’inscrits
n’ont pas reçu le matériel de
vote ; dans la mesure aussi où les cartes de
vote circulaient sans enveloppe par la poste. C’est
ainsi que Force Ouvrière, seconde organisation
syndicale dans nos professions, se retrouve, à
57 voix près, troisième derrière
la CFDT, organisation si populaire dans nos professions
depuis la signature de l’accord du 26 juin 2003
contre les annexes 8 et 10 !
Mais en votant pour les candidats Force Ouvrière,
vous avez exprimé la volonté de défendre
le pluralisme syndical, la liberté de discuter
et de revendiquer.
Vous avez probablement été sensibles
à la revendication de Force ouvrière
de rétablissement des Annexes 8 et 10, d’abrogation
de la réforme des retraites et de celle de
la Sécurité Sociale.
Pour les syndicats Force Ouvrière, la défense
et la gestion des caisses de retraite complémentaire
n’a de sens que dans le cadre général
préservé, rétabli, des retraites
par répartition, sur la base de la solidarité
ouvrière interprofessionnelle. Il en va de
même pour la sécurité Sociale
et l’UNEDIC.
Pourquoi, alors que de toute part, on nous somme d’enterrer
les annexes 8 et 10, alors que gouvernement et MEDEF
répètent à l’envi «
qu’ils ne reviendront pas sur leurs décisions
» ; pourquoi nos syndicats s’arc-boutent-ils
sur la revendication de rétablissement des
annexes ? S’agit-il d’un combat d’arrière-garde
?
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TOUT DEVRA ETRE REPRIS, DE CE QUI NOUS A ÉTÉ
ÔTÉ.
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Quelle est la nature de notre
attachement aux annexes 8 et 10 ?
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La
même que celle de tous les professionnels : il
s’agissait de la possibilité d’aller,
dans des conditions acceptables, d’un contrat
à un autre. Il s’agissait bien de la possibilité
de demeurer dans nos professions. Les annexes de 2003
(convention de 1997) étaient-elles satisfaisantes
?
Certes non, puisque les gouvernements successifs les
avaient gravement amputées des avantages qu’elles
avaient longtemps contenus, comme celui de l’ancienneté.
D’autre part, un accord CFDT-MEDEF avait permis,
en 1992, de faciliter exagérément l’indemnisation
des entrants dans le système, avant même
qu’ils aient fait la preuve de leur vocation.
Alors pourquoi avoir exigé le maintien des annexes,
puis, après la signature du protocole CFDT-MEDEF
du 26 juin 2003, leur « rétablissement
» ?
Parce que, même amputées, les annexes 8
et 10 représentaient un cadre juridique
dont la philosophie était fidèle au principe
« quand on travaille, on reçoit un salaire
; quand on chôme, on perçoit une indemnité,
sur la base des critères d’ouverture de
droits ». Les annexes du 26 juin ont changé
de cadre juridique : le PARE, qui nous avait
été épargné jusque-là,
s’applique à nos professions, faisant dépendre
l’indemnité d’une éventuelle
reconversion, donc d’une sortie de notre profession.
Les jours indemnisables constituent un « capital
», dont l’épuisement peut s’étendre
très inégalement d’un allocataire
à un autre et empêcher l’évolution
de l’indemnité, en se combinant avec la
règle du « décalage ». Aujourd’hui,
nous ne sommes plus dans un système reposant
sur l’égalité des droits mais dans
l’antichambre de l’assurance privée.
En exigeant le « rétablissement »
des annexes 8 et 10, nos syndicats ne rêvent pas.
Ils préparent la reconstruction d’un système
d’indemnisation rétablissant la philosophie
de l’UNEDIC. En affirmant cette exigence, ils
se dressent contre les projets, venus d’horizons
divers, cherchant à liquider ce qui reste de
l’UNEDIC pour instaurer un système d’assistance.
Le MEDEF répète qu’il ne bougera
pas face aux déficits ? Mais le MEDEF a-t-il
eu à affronter une grève générale
de nos professions (permanents et intermittents) ? Pas
encore.
Alors, on en reparlera.
Les déficits ? Ils sont truqués,
gonflés et sortis du cadre interprofessionnel.
Le gouvernement n’abrogera pas, il ne changera
pas sa décision ? Mais, face au scandale
trop énorme des salariées enceintes privées
de leurs droits, il a bien fallu rétablir la
disposition des anciennes annexes.
Alors pourquoi pas l’ensemble
de la réglementation ? Pour Force Ouvrière,
ce serait la première condition à l’ouverture
de véritables négociations.
Le massacre de nos professions et des salariés
du spectacle a commencé dans ce pays. Le gouvernement
prétend que les effets du nouveau protocole sont
minimes. Il ment. Et il a peur, puisqu’il nous
déclare, dans une entrevue, que le calme relatif
de l’été dernier n’est pas
de nature à le rassurer. Il sait que les chiffres
de l’UNEDIC, 13 000 exclus prévisibles
ayant recours au fonds provisoire en 2004 sont
fondés. Mais il a fait passer la consigne, secrètement,
de ne pas informer les allocataires concernés
de l’existence du Fonds provisoire.
Nos camarades syndicalistes des ASSEDICS nous ont alertés
: ce sont, pour 2005, 30 000 allocataires qui
vont sauter. Le gouvernement lui-même
en est conscient, quand il évoque le spectre
de l’application de la deuxième phase du
protocole, qui verra, le 31 décembre, l’indemnité
ramenée à 19% du SJR !
Face à cela, il faut préparer la mobilisation
unie pour retrouver nos annexes. Il faut évacuer
les projets dangereux qui, comme la CFDT et d’autres,
revendiquent le plafonnement des revenus.
Le SNLA-FO revendique :
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Une indemnité proportionnelle
(33,1%) aux salaires perçus majorée d’une
part fixe, versée pendant douze mois.
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Une période
de référence de douze mois et donc une
date anniversaire fixe.
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Une
ouverture ou un renouvellement des droits à 507
h travaillées pour une même période
de référence de 12 mois.
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Une prise en compte des congés maternité
et des arrêts maladie pour l’ouverture
et le renouvellement des droits ASSEDIC selon la règle
de 5,6 h par jour indemnisé par la sécurité
sociale.
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Une
exception au dispositif du PARE.
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La prise en compte jusqu’à 336
h des heures de formation reçues.
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