Pour la défense du droit d’auteur et des droits
voisins
Retrait du projet de loi du gouvernement
Depuis 1586, le droit d'auteur est officiellement reconnu
dans notre pays. Il est aujourd'hui codifié et garanti par le Code la Propriété
Intellectuelle (CPI).
Les droits à l'image et aux sons (voix) des artistes interprètes
sont également garantis par les conventions collectives du secteur.
Trois des aspects historiques des droits d'auteur sont :
·
l'accord
de l'artiste préalable à toute reproduction, commercialisation et utilisation
de son oeuvre ou de sa prestation,
·
la
rémunération de cette utilisation,
·
une
rémunération proportionnelle aux salaires initialement perçus au titre de la
prestation.
La
directive européenne « sur les droits d'auteur dans la société de
l'information aurait entre autre comme conséquences en France de remplacer la
commission de la copie privée, instituée par l'article L. 311-5 du CPI par une
commission européenne (Directive 2001/29 Art. 12.4) où les artistes seraient
sous représentés.
La rémunération des artistes interprètes au titre de la copie
privée, garantie par l'article L. 311-5 du CPI, provient d'une
redevance sur la majeure partie des supports d'enregistrement, K7 audio, vidéo,
CD, DVD vierges :
56,25 % des ressources au titre de la copie privée sont directement reversés
aux auteurs et aux artistes interprètes, 18,75 % sont versés aux producteurs, enfin
25 % servent à aider la création,
Menacée de disparition, la commission de la copie
privée a récemment baissé le taux de la redevance.
Le 17 juin dernier, l'INA
dépositaire des archives de l'ORTF, de TF1 public et de France Télévision a
obtenu des syndicats SFA-CGT, SNAPAC-CFDT, SIA-UNSA la signature d'un accord
qui viole 2 des principes énoncés plus haut. “Dans son préambule, la convention dit « Les
parties signataires souhaitant que la plus large diffusion soit assurée aux
prestations audiovisuelles des artistes interprètes, relevant du fond
d’archives de l’INA, dans des conditions permettant aux artistes interprètes
concernés de participer au fruit de ce développement, et conscients pour cela
de la nécessité d’unifier et de simplifier les règles prévues par les accords
collectifs précités, conviennent que ces prestations seront utilisées dans les
conditions suivantes qui se substituent aux dispositions correspondantes
desdits accords collectifs » (§7) Les conventions collectives citées ont
été négociées entre les syndicats d’artistes et d’autres catégories salariales avec
les représentants patronaux. L’INA n’est pas un employeur et à ce titre n’est
pas signataire de ces conventions. Selon la législation en vigueur, seuls les
signataires d’un texte conventionnel sont habilités à en modifier les
dispositions.” (Extrait du tract « le SNLA-FO alerte les artistes »
– déc. 2005)