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Tract sur les festivals d'été

 

Y A PAS DE PROBLEME

 

Tout va bien…

 

La saison des festivals a commencé, la création artistique va cette année encore émerveiller spectateurs français et étrangers. Les colonnes de presse ne désemplissent pas d’articles, de découvertes, d’éloges et, c’est tant mieux. L’industrie du tourisme remplit ses coffres ; les candidats aux élections recommencent à promettre monts et merveilles… et pourtant.

 

Pourtant la précarité des artistes et des techniciens du spectacle s’aggravent. Selon une récente statistique publiée par la SACD, plus de la moitié des artistes travaillent sans être payés ; selon les rapports sur l’emploi et les salaires dans le spectacle vivant, les salaires moyens des artistes baissent ; selon une autre statistique la durée de vie d’un spectacle s’est encore raccourcie…

 

Assurance chômage !

 

Certes les annexes 8 & 10 de la convention nationale d’assurance chômage sont toujours là, en premier lieu grâce à la mobilisation interprofessionnelle de millions et de millions de salariés ces derniers mois, leur renégociation au printemps dernier ayant donné lieu à des améliorations importantes à commencer par le retour aux 507h sur 12 mois pour être éligibles, le passage à 90h et 120h selon l’âge, des heures d’enseignement dispensées prises en compte, pour les artistes et les techniciens, la prise en compte des congés de maternité et des affections de longue durée, qu’ils soient indemnisés ou non par la sécurité sociale, l’instauration d’une allocation prévoyance, demandée depuis 9 ans par notre syndicat et sa fédération la FASAP-FO, pour les situations où le salarié intermittent ne bénéficiait pas d’IJSS, l’instauration d’une allocation journalière plancher de 44€ pour les artistes et de 38€ pour les techniciens, l’augmentation du taux de contributions des employeurs, la suppression en 2017 des abattements des 25% pour les artistes et 20% pour les techniciens, mais pour combien de temps ?

Le soutien systématique du gouvernement au MEDEF lui donne des ailes : le MEDEF refuse le renouvellement de la convention nationale d’assurance chômage, faute d’avoir pu imposer de nouvelles coupes aux dépens des demandeurs d’emploi. Et l’Etat prend la main. Mais comme toute la protection sociale, n’en déplaise à tous ceux, apprentis sorciers pour certains, qui dénoncent le « paritarisme » c’est-à-dire la solidarité interprofessionnelle conquise en France en 1945, financée par les salaires (cotisations) et gérée paritairement, l’assurance chômage en général (1958) et les annexes 8 & 10 (1969) en particulier ne survivront pas à leur étatisation. Le modèle de Pierre Gattaz, c’est des accords d’entreprise et des droits sociaux pour ceux qui pourront les acheter, la charité publique pour tous les autres.

 

Code du Travail et conventions collectives

 

C’est pourquoi le Syndicat National Libre des Artistes Force Ouvrière a appelé tout au long des 4 derniers mois, les artistes à se mobiliser pour défendre les droits interprofessionnels dont les annexes 8 & 10, défendre le Code du Travail, pour le retrait de la Loi Travail. Le SNLA-FO appelle les artistes à continuer durant tout l’été à être mobilisés, pour qu’à la rentrée les nouvelles actions interprofessionnelles auxquels les salariés sont appelés par Force Ouvrière, la CGT, FSU, Solidaires, l’UNEF, la FIDL, l’UNL arrachent le retrait de la Loi Travail.

 

Contrats et salaires

 

Car nous connaissons déjà les conséquences de cette loi, par l’entrée en vigueur de sa jumelle, la loi « Liberté de création, architecture et Patrimoine ». Cette loi, elle aussi contestée par les syndicats FO et CGT, a pourtant été votée, à l’unanimité même des hémicycles. Elle instaure pourtant de larges dérogations à la présomption de salariat des artistes, affaiblissant ainsi nos droits de salariés.
Droits qui consistent à être payés lorsqu’on travaille, en toutes circonstances, droit à bénéficier des conditions de travail prescrites par les conventions collectives, conditions de travail qui ne sont pas seulement des acquis sociaux mais répondent à nos exigences artistiques et aux moyens nécessaires pour les réaliser, droit à la protection sociale, à être rémunérés pour l’utilisation de nos prestations à la télévision, sur internet…

 

Tout va bien… sinon que nos métiers sont attaqués en leur cœur, méprisés à être mis sur le même plan que les « pratiques amateurs ». Nous qui suons sang et eau depuis des années, qui vivons et travaillons avec très peu de moyens, faudrait-il encore nous enlever les quelques hardes qui nous restent ?

 

Théâtre de service public !

 

C’est aussi ce qui est en train de se passer avec la baisse des subventions à la création et aux établissements. Tous les départements sont touchés. Le ministère de la culture ose parler d’un budget en hausse en 2016 alors que les financements sont croisés à 35% à sa charge, à 65% à celle des  collectivités territoriales, lesquelles sont étranglées par les 11 milliards de coupes dans leurs dotations. Des grandes villes comme Paris, des départements entiers pauvres comme l’Allier ou riches comme la Seine-et-Marne coupent, à la hache. La liste est interminable. Que va-t-il rester de nos outils ? Que va- t-il rester de nos emplois, salariés ? Et ce ne sont pas les « aides pour les emplois de qualité » annoncées depuis trois ans par le gouvernement et toujours retardées, - jusqu’aux prochaines élections ? -, qui vont améliorer la situation.

Arrêter un moment ?

 

Alors il n’y aucun problème, parce que pour l’instant, les spectacles se font toujours, dans une précarité et une angoisse accrues. Jusqu’à quand ? N’est-il pas temps, à l’aune de la mobilisation de millions de salariés dans le pays, de commencer à envisager que le spectacle s’arrête, un moment ? Le temps d’une grève, une vraie grève ? Au théâtre, mais également sur les plateaux de cinéma, de fictions télé, à la radio ?… Ne vaut-il mieux pas que les spectacles s’arrêtent un moment pour mieux continuer à vivre, plutôt que de les laisser mourir, un par un, chacun dans son coin ? Discutons-en…

 

Dès maintenant, les confédérations FO, CGT, FSU, Solidaires avec l’UNEF, la FIDL, l’UNL appellent les salariés actifs et inactifs, les étudiants, les lycéens à se mobiliser le 15 septembre pour arracher l’abrogation de la Loi Travail.

Dès maintenant, discutons-en : le Syndicat National Libre des Artistes Force Ouvrière appelle les artistes à s’organiser et à débattre avec leurs collègues pour une mobilisation massive de la profession avec des millions de salariés le 15 septembre prochain.

 

 

 

Rejoignez le Syndicat national Libre des Artistes Force Ouvrière, le syndicat de la défense des acquis

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